30 août 2011
ARSENE DROGBA: OUATTARA A TERNI L'IMAGE DE LA CI

Source: Lynxtogo
Lynx.info : La Côte d'Ivoire vit un régime d'exception avec Ouattara qui tient les trois pouvoirs et bouscule le quatrième qui est la presse. Personne ne l'a jamais rappelé à l'ordre. Comment vous l'expliquez ?
Arsène DOGBA : C'est assez juste de dire que la Côte d'Ivoire vit un régime d'exception avec un chef d'état non élu, mais reconnu par un bureaucrate onusien, Choi, et imposé aux ivoiriens par la force des armes des forces Françaises et onusiennes. C'est la manière dont un régime accède au pouvoir qui détermine son avenir.
Dans aucun pays au monde, des soi-disant démocraties aux dictatures contemporaines, les résultats d'une élection nationale n'ont jamais été donnés par un fonctionnaire des Nations Unies. Cette fameuse organisation souffre, elle même, d'un grave déficit démocratique depuis sa création en 1946. Il y a un adage qui dit qu'on ne peut donner que ce que l'on a. L'ONU ne fonctionne pas sous un régime démocratique. Et si on peut le dire ainsi, cette organisation dirigée par des fonctionnaires non élus, n'est pas une démocratie. Elle ne peut, par conséquent, pas donner de leçon de démocratie à aucune autre institution.
Il est aussi vrai d'affirmer que ce statut exceptionnel est caractérisé par la volonté manifeste du dictateur Ouattara de museler l'opposition significative ivoirienne en emprisonnant ses leaders et en menaçant presque quotidiennement ses journaux.
Par contre, ce qu'il ne me parait pas juste d'affirmer est quand vous dites que personne ne l'a jamais rappelé à l'ordre. Rassurer vous qu'à ce jour l'amour entre la communauté international et le camp Ouattara a pris de véritables coups. D'abord avec les génocides de Duekoue et Abidjan, ensuite les vols, viols, et autres exécutions sommaires dont se rendent coupables chaque jour les forces de Ouattara. Il y a aussi les nominations ethniques, la chasse aux pro-Gbagbo et l'incapacité de Ouattara à avoir une véritable autorité sur les FRCI quand-il s'agit de les discipliner et/ ou de les inculper. La liste des faits qui marquent le désaccord entre les deux camps est longue. C'est pourquoi, des Organisations Non Gouvernementales telles que Amnesty Internationale, Human Rights Watch, Reporter sans Frontières et autres, toutes pro-occidentales, dénoncent depuis un moment le fonctionnement du régime Ouattara.
Il est certes vrai que les voix des dirigeants qui ont soutenu sauvagement et ouvertement Ouattara ne sont jusque là pas audibles au grand public face aux nombreux crimes que continuent de commettre Ouattara et ses forces sur les populations vivants en Cote d'Ivoire. Mais nous savons qu'ils sont gênés et ils crient leur ras-le-bol en privé. Nous en avons les échos, mais le moment viendra ou ces pro-Ouattara ne seront plus à mesure de contenir leur embarras et tout le monde les attendra. Et, nous pensons que ce moment n'est plus loin.
Lynx.info : Qu'est ce qui fait courir Alassane Ouattara de pays en pays depuis la capture de Laurent Gbagbo ?
C'est lui, Ouattara, seul qui vous le dira mieux. Mais je pense que le président reconnu par la communauté internationale et rejeté par la majorité des ivoiriens n'est pas à l'aise en Côte d'Ivoire. Il ne se sent pas en sécurité. Ouattara à peur que le syndrome Kabila père en RDC n'atteigne un de ses soldats. Car beaucoup d'entre eux ont compris que la libération et la réconciliation de la Côte d'Ivoire passe inéluctablement par l'absence de Ouattara de la scène politique. Tous les actes que Ouattara pose à l'égard des ivoiriens après avoir renversé le président élu, Gbagbo, interpellent ceux qui avaient cru en l'amour qu'il déclarait avoir pour ce peuple. Alassane Ouattara ne fait preuve d'aucune retenue (il a terni l'image de la Côte d'Ivoire) quand il s'agit de Côte d'Ivoire et n'a aucun atticisme (il a fait tuer environ 80.000 ivoiriens depuis 2002) en lui quand il faut réprimer dans le sang les ivoiriens. Les soldats ivoiriens au sein des forces républicaines (branche armée du RDR) sauront rendre justice à notre pays et à son peuple tôt ou tard. Et c'est cela que redoute M. Ouattara.
Mais la tournée qu'il a entreprise au lendemain de la chute du président Gbagbo, était organisée pour remercier les dirigeants africains qui se sont associées à lui pour conduire son œuvre funeste qui a fait disparaitre plus de 50.000 ivoiriens en quatre mois et fait de nombreuses destructions des biens publics et privées. Ces voyages lui ont aussi permis de réfléchir avec ses complices au retour des mercenaires qu'il a utilisé pour accéder au pouvoir. Sa présence à Paris depuis deux semaines semble être pour des soins médicaux alors qu'on nous a fait croire en violation du code du travail en vigueur en Côte d'Ivoire, que M. Ouattara et ses trente six sanguinaires s'étaient offert deux semaines pour se remettre des quatre mois de boucherie, de chasse à l'homme, d'intimidation, d'arrestation et de destruction des biens publics. Un tel boulot mérite pour lui un bon repos au bord de la Seine, n'est ce pas !
Lynx.info : C'est l'économiste Mamadou Coulibaly qui ne comprend plus comment un libéral comme Ouattara ne puisse encourager la concurrence. Ouattara pourra-t-il se défaire des chaines françaises ?
Je ne doute pas de vos affirmations, mais s'il est vrai que l'économiste K. Mamadou ne comprend pas son collègue économiste A.Ouattara sur le principe de la préférence française de ce dernier en ce qui concerne l'attribution des marchés publics aux différents candidats en Côte d'Ivoire, c'est plutôt l'étonnement de K. Mamadou que je ne comprends pas. M. Ouattara gère la Côte d'Ivoire comme un homme d'affaire gère son entreprise. Ça K. Mamadou devrait le savoir. Et Comme tout homme d'affaire, ce qui guide Ouattara quand il s'agit d'octroyer un marché à une entreprise, c'est la question d'intérêt. Mais l'intérêt de qui ? Celui de la Côte d'Ivoire ou de l'homme d'affaire Ouattara ? C'est la réponse à cette question qu'il faut savoir pour mieux comprendre l'attitude de Ouattara. Vu les actes économiques qu'il pose depuis son putsch du 11 Avril dernier, il est clair que ce « qui » est bien Alassane Ouattara lui-même et non la Côte d'Ivoire.
En effet, nous le savons tous, l'homme qui a fait le plus long coup d'Etat de l'histoire de l'humanité (19 Septembre 2002- 11 Avril 2011) est actionnaire dans plusieurs sociétés françaises. Son choix est donc guidé exclusivement par l'intérêt de ces sociétés là où il a des actions quand il s'agit d'attribuer un marché à une multinationale. Il se trouve que ces sociétés là sont presque toutes françaises, d'où la préférence française. L'homme d'affaire Ouattara cherchera donc tout au long de son mandat à renforcer son influence dans les différentes sociétés en accroissant davantage ses actions, soit à travers l'achat direct des actions ou de l'attribution des marchés.
Lynx.info : Quand le soldat Ouattara dit qu'il va mettre de l'ordre en Cote d'Ivoire, qu'entendez-vous par la ?
Il est clair que le rebelle Ouattara va continuer de s'en prendre à tous ceux qui refusent de voir et de penser comme lui. Il s'agira essentiellement d'épurer les ethnies du sud et particulièrement celles de Centre Ouest, de poursuivre sa chasse aux pro-Gbagbo, aux militants du FPI et de la majorité présidentielle. Il s'agira également de livrer à la famine et aux maladies, tous ceux qui ne militent pas au RDR, son parti, en les contraignant au chômage. Ne resteront libres en Côte d'Ivoire que les ressortissants du nord qui lui sont favorables et tous ceux au sud qui accepteront de vénérer l'autocrate Ouattara et qui ne cacheront pas leur soutien à son régime.
Lynx.info : On parle d'une économie parallèle, d'un nord autonome, d'un pays meurtri et sans repère. Vous confirmez ?
Peut-on encore parler d'économie en Côte d'Ivoire ? Peut être oui parce que les états en faillite comme la Côte d'Ivoire de Ouattara ont eux aussi une économie. Même quand celle-ci est totalement exsangue. La Côte d'Ivoire est dans le gouffre par la faute d'un seul homme; Alassane Ouattara. Lui et ses chefs de guerre ont détruit l'économie nationale en s'accaparant une partie des richesses du pays dans la zone sous leur contrôle depuis 2002. Ils ont commis de nombreux crimes économiques que nous ne sauront quantifier ici. Et ce n'est pas nous qui le disons ici, l'ONU qui soutient Ouattara l'a dénoncé dans plusieurs de ses rapports. Cette économie parallèle a existé jusqu'au kidnapping du président Gbagbo, le 11 Avril 2011. Elle n'opérait que dans le Centre Nord Ouest sous le contrôle des forces de Ouattara. Aujourd'hui elle s'est étalée sur l'ensemble du territoire national. Les mêmes chefs de guerres se sont partagés la Côte d'Ivoire qu'ils pillent au profit de Ouattara. L'économie nationale n'existe presque plus. Toutefois, la Côte d'Ivoire reste un repère dans la sous-région Ouest Africaine et même en Afrique et dans le monde.
Lynx.info : Pour reprendre l'universitaire Achille M'Bembé qui disait avec le confrère RFI que : « Ouattara n'est pas arrivé à gagner les cœurs ». Ce coup de gueule est il toujours d'actualité depuis que les Français lui ont remis son ennemi juré Laurent Gbagbo ?
La réconciliation des ivoiriens avec eux-mêmes et avec la politique est possible. Mais celle avec Ouattara me parait utopique vue l'ampleur des dégâts qu'il a commis en Cote d'Ivoire depuis son arrivée dans ce pays en 1989. Je crois que si cela était possible, ca prendrait le temps qu'il a mis pour détruire le pays; c'est-a-dire vingt deux ans au moins. M. Ouattara aurait en ce moment la près d'un siècle. Ce qui ne me parait pas possible vu l'âge assez avancé de l'homme et son état de santé actuel. Alors, oui il n'a pas pu gagner les cœurs des ivoiriens et il n'y arrivera presque plus. C'est même ce qui explique son acharnement contre ce peuple.
Lynx.info : C'est du jamais vu en Afrique. Quelles sont les qualités de Ouattara qui ont joué pour que les pays riches se soient levés comme un seul homme en sa faveur ?
C'est simple, les pays riches avaient le prototype de la personne qu'ils voulaient pour que leurs intérêts soient protégés en Côte d'Ivoire. Ils voulaient un homme d'état faible parce que rejeté par son peuple, mais qui, toutefois, aime le pouvoir. Un politicien assez corrompu et disposé à brader les ressources naturelles de son pays. Alassane Ouattara répond à ses critères. Ils l'ont choisi au détriment de celui qu'il qualifie d'ultranationaliste et enfant du pays, Laurent Gbagbo. C'est tout. Ce n'est ni le physique ni l'intelligence de l'homme encore moins son savoir faire et sa grande volonté de transformer la Côte d'Ivoire en un pays émergeant qui ont guidé le choix des soutiens extérieurs de Ouattara. Les autres dirigeants (Africains et occidentaux) voulaient surtout un traitre, ils ont trouvé ses qualités en Ouattara. Mais il y a aussi que Ouattara et la plu part de ses soutiens extérieurs ont les mêmes croyances religieuses. Je n'en dirai pas plus.
Lynx.info : Laurent Gbagbo n'était pas non plus un saint. Quel aura été son vrai échec dans la direction de la Cote d'Ivoire ?
On ne peut parler d'échec la ou il n'y a pas de bilan de fin de mandat. Le président Gbagbo a été élu en octobre 2000 et son régime a été attaqué par Ouattara et la France en 2002. Il n'a donc pas dirigé son pays au sens constitutionnel du terme. Il a passé son temps à faire des arrangements et concessions politiques douloureuses pour donner la chance à la paix. Ce que tout autre homme d'état qui aime son pays et son peuple ferait. Malheureusement, c'est la plus grave erreur qu'il ait commise dans sa carrière politique. Il n'aurait pas du user de l'article 48 de la constitution ivoirienne pour permettre a son bourreau, Ouattara, d'être candidat. Mais il l'a fait au nom de la paix dans son pays. Malheureusement, tous les sacrifices consentis n'ont pas sauvé les milliers d'ivoiriens qui ont perdu leur vie entre le deuxième tour de la présidentielle et le coup d'état du 11 Avril 2011. Cela n'a pas non plus empêché Ouattara de faire arrêter le président Gbagbo et le jeter en prison au nord de la Cote d'Ivoire. Faut-il le regretter ? Je dirais non, c'est ce que ferait tout chef d'état conscient en pareille circonstance.
Lynx.info :...le projet d'Assurance Maladie Universelle part en fumée avec son arrestation. C'est ca ?
Oui, malheureusement, ce projet de soin gratuit pour tous les habitants de Côte d'Ivoire qui constituait l'un des piliers du programme social du président Gbagbo est en fumée. En tout cas pour le temps que Ouattara est au pouvoir.
Lynx.info : Je vous remercie Mr D
21:40 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ouattara, golf, côte d'ivoire, peur, gbagbo, sécurité
L'ECHEC DE L'AFRIQUE; ENTRE LE MARTEAU MILITAIRE ET L'ENCLUME MEDIATIQUE

Les africains ont trop souvent tendance à pleurnicher sur le silence des média occidentaux. Qu'espèrent-ils en le faisant ? Que ces médias aux ordres de leurs dirigeants occidentaux, changent subitement de ligne de conduite? Et qu'ils dévoilent leurs nébuleuses intentions? Qu'ils se détrompent ! Mais alors très vite. En ce 21ème siècle, où la montée en force des pays émergents confirme un changement des équilibres économiques mondiaux, l'occident est en guerre. Une guerre sans merci pour la reconquête de l'Afrique.
Avec pour enjeu, la survie des puissances occidentales. Dans cette guerre où les armes les plus sophistiquées sont mises à rude contribution, les politiques occidentaux allient à merveille puissance militaire et puissance médiatique. Le tout dans une stratégie parfaitement orchestrée. Avec ce schéma, les médias occidentaux occupent une place de choix et jouent un rôle plus que capital. A lumière des récents développements de l'actualité, suivons comment ces médias sont utilisés dans la bataille pour la recolonisation de l'Afrique, mais aussi pourquoi l'Afrique doit nécessairement apporter la riposte dans cette décisive bataille.
21:34 Publié dans contribution | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : afrique, presse, échec, médias, occident, guerre
LIBYE: CEUX QUI RECONNAISSENT LE CNT ...ET LES AUTRES
source: L'express
Par Nadéra Bouazza et Catherine Gouëset
Rencontre entre Mahmoud Jibril, le président du conseil exécutif du CNT libyen et Nicolas Sarkozy le 24 août 2011. La France a été le premier pays à reconnaître le CNT, le 10 mars.
Quels sont les pays qui reconnaissent ou pas le CNT en Libye? la liste et le calendrier de reconnaissance de l'organe politique de l'insurrection réserve quelques surprises.
21:18 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : kadhafi, otan, occident, mensonge, libye, cnt
LES VÉRITÉS DE BERNARD HOUDIN SUR LA SITUATION POLITIQUE DE CI
Bernard Houdin, Conseiller du Président Laurent Gbagbo n’est pas en Côte d’Ivoire ; à travers cet entretien effectué en ligne, il croque l’actualité ivoirienne avec la rigueur d’un observateur averti.
Conseiller français du Président Laurent Gbagbo, comment vivez-vous les événements tragiques en Côte d’Ivoire ?
Je suis effectivement français d’origine et j’ai acquis la nationalité ivoirienne il y a plusieurs années. Arrivé très jeune (un an) à Abidjan, j’y ai grandi et fait l’essentiel de mes études primaires et secondaires de l’école de la Ran au Banco jusqu’au lycée classique de Cocody en passant par le collège d’orientation du Plateau.
Mon père dirigeait une entreprise de travaux publics qui a bâti, entre autres, les deux ponts d’Abidjan et l’Hôtel Ivoire. J’ai, plus tard, travaillé au ministère des Finances de 1975 à 1977, quand M. Bédié en était le ministre, et dirigé la société Ash à la fin des années 1990 puis d’autres entreprises jusqu’à ce que le Président Gbagbo m’appelle à son cabinet en 2007.
J’ai vécu l’ensemble de la crise ivoirienne, de 2002 à aujourd’hui comme un gâchis effroyable dont les autorités françaises successives porteront la responsabilité devant l’Histoire. Après l’élection et la décision du Conseil Constitutionnel, je n’aurais jamais imaginé que le président français ordonnerait la destruction de la Résidence présidentielle et la capture du Président de la République par l’armée française, un acte qui entrera dans l’Histoire comme une des pires forfaitures des relations franco-africaines.
13:00 Publié dans Le Temps | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : côte d'ivoire, imposture, gbagbo, france
CE N’EST PAS «UNE AFFAIRE DE KADHAFI»

Ainsi donc, nous devrions nous réjouir ! Pour ne pas être excommuniés du «cercle de la raison», nous devrions applaudir l'expédition de l'OTAN en Libye, glorifier la «benladinisation» de Muammar Kadhafi depuis la prise de Tripoli par les forces supplétives de la «communauté internationale» pro-occidentale, saluer ce prétendu dénouement qui relancera la dynamique des révolutions arabes, jouer les autruches face au chaos qui s'annonce... Mais voilà ! Nous préférons être minoritaires plutôt que de bêler avec le troupeau face à une des plus grosses mystifications de l'histoire contemporaine.
12:20 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : kadhafi, otan, occident, mensonge, libye
COTE D'IVOIRE: UN POUVOIR LAMINE PAR LA PEUR

Ceux qui passent par l'Hôtel du Golf ont droit à deux surprises : une déviation à des centaines de mètres de la résidence privée du couple Ouattara et un bunker de trois murs en construction. C'est la réponse du pouvoir à la psychose qui continue de paralyser la vie abidjanaise, plus de trois mois après l'investiture du Chef de l'Etat.
12:14 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ouattara, golf, côte d'ivoire, peur, sécurité
29 août 2011
POUR L'AFRIQUE GBAGBO EST UNE LEGENDE
Le Front populaire ivoirien (FPI) est sur le terrain, depuis quelques jours, pour la remobilisation des militants. Le week-end dernier, la JFPI a tenu une assemblée générale, au siège du Congrès national pour la résistance (CNRD), à Cocody. Elle a été marquée, par les messages forts de Laurent Akoun, porte-parole du parti, et Justin Koua, secrétaire nation intérimaire de la jeunesse.
11:33 Publié dans Notre Voie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gbagbo, un héros, intégrité, histoire, laurent gbagbo
28 août 2011
LAURENT GBAGBO: MES ENFANTS, PERSONNE NE DIRA QUE VOTRE PAPA FUT UN VOLEUR
Source: lynx.info

Eyadema, Mobutu, Faure Gnassingbé, Obassandjo, Blaise Compaoré, Paul Biya, Sassou N'guesso.... autant de tribuns de la France qui ont tellement mis dans les banques européennes qu'il n'en sont mêmes plus capables de lever le petit doigt quand les décideurs "blancs" toussent. La peur que les comptes soient bloqués ou purement gelés en cas d'un nationalisme par les banques européennes hante les palais sous les tropiques. Ils ont pillé l'Afrique et ne comprennent pas la résistance de Laurent Gbagbo. Pour nombre de chefs d'Etat africains c'est une folie que d'exiger que son peuple soit libre, indépendant et débarassé des puissances capitalistes et impérialistes. Après avoir cherché au peigne fin les comptes qui pourraient être cachés par Gbagbo, toute l'Europe a fini par jeter l'éponge. L'intégrité de l'homme est salutaire à tel point que ses plus grands ennemis lui reprocheraient tout : sauf la rapine, le pillage des deniers publics, le brigandage financier. Gbagbo est entrain d'écrire l'histoire. Cette histoire qui fait déjà tâche d'huile dans le subconscient collectif d'une jeunesse africaine. Passage éclair sur la vraie vie de l'homme.
21:02 Publié dans contribution | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gbagbo, un héros, intégrité, histoire, laurent gbagbo
27 août 2011
LIBYE: LA COURSE AUX CONTRATS COMMENCE
Par MARGHERITA NASI
S'il a traîné des pieds pour s'engager dans le conflit libyen, Silvio Berlusconi s'empresse de répondre aux demandes d'aides financière du CNT, alors que la France multiplie promesses et déclarations sur l'avenir de la Libye.
22:45 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : libye, kadhafi, contrats, italie, france
26 août 2011
LA JUSTICE DES VAINQUEURS EN MARCHE: LE GENERAL GUIAI BI POIN A LA MACA POUR VOL A MAIN ARMEE... !
Arrêté le samedi 20 août 2011 à 16 heures par le colonel major Vako Bamba, commandant en second de la gendarmerie nationale, pour dit-il avoir constitué un charnier qui aurait été découvert à l'école de gendarmerie, le général de division Georges Guiai Bi Poin a été placé sous mandat de dépôt par le juge du 6ème cabinet pour des faits fabriqués de toutes pièces. De fait, arrêté et détenu au camp commando de Koumassi pour avoir constitué un charnier, à en croire le colonel major Vako Bamba. De sources proches du dossier, « le mandat de dépôt du général de division Guiai Bi Poin repose sur les faits de vol à main armée avec violence et effractions, concussion, atteinte à l'économie publique, pillages et complicité desdites effractions ».
22:56 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : justice ivoirienne, gendarmerie, bi-poin, arbitraire, arrestation
Kadhafi était un tyran sanguinaire. Je le croyais puis j’ai changé d’avis
22 août 2011

Il y a plusieurs mois, j'ai été choquée par la manière dont les manifestations ont été réprimées en Libye. J'étais persuadée que Kadhafi écrasait dans le sang les manifestants et qu'il bombardait les civils à Tripoli. J'ai eu la possibilité fin juillet de me rendre sur place pour voir la situation réelle, et pouvoir en témoigner.
22:31 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : libye, kadhafi, otan, propagande, mensonges, média
LA LIBYE ET NOTRE PROPAGANDE DE GUERRE
Par Anne Morelli
Les citoyens de nos pays démocratiques doivent se lever et faire entendre leur voix pour tenter d’éviter à la Syrie le cauchemar de l’intervention militaire des forces de l’OTAN sous mandat de l’ONU, ou des « coalitions de volontaires », qu’ont subi ou continuent à subir les peuples d’Afghanistan, d’Irak, de Somalie, de Libye. Professeure à l’Université Libre de Bruxelles, Présidente de « Femmes pour la Paix », Mme Anne Morelli, révulsée par la vision unilatérale répandue par les journalistes sur les guerres de plus en plus destructives et sanguinaires qui se déroulent sous nos yeux, réagit par ce beau et généreux texte. (Silvia Cattori)
22:23 Publié dans contribution | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : libye, kadhafi, otan, propagande, mensonges, média
DEUX COTE D'IVOIRE, UN PRÉSIDENT, UN IMPOSTEUR

Il y a désormais deux Côte d’Ivoire : la Côte d’Ivoire réelle et la Côte d’Ivoire fictive. Il y a aussi deux Présidents : le Président élu par les Ivoiriens et un pseudo président, Imposteur nommé par la France et ses alliés. Il y alors un dernier combat à mener : le combat pour le retour de la vraie Côte d’Ivoire, le combat pour le retour du Président élu.
09:27 Publié dans contribution | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : côte d'ivoire, imposture, gbagbo, france
AFFAIRE ‘’TROIS FRANÇAIS ARRETES’’ JEAN-GREGOIRE CHARAUX (COLONEL DE GENDARMERIE A LA RETRAITE) : “LA COTE D`IVOIRE MERITE BIEN MIEUX”

Le colonel de gendarmerie à la retraite Jean-Grégoire Charaux affirme avoir été victime d'une arrestation arbitraire de la part des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) samedi 20 août à Abidjan. L'ancien officier a porté plainte auprès de la gendarmerie ivoirienne pour «enlèvement», «séquestration» et «vol». L'expatrié livre ici sa version des faits en exclusivité. Il répond aux affirmations du ministre de l'Intérieur de Côte d'Ivoire, Hamed Bakayoko et parle sans langue de bois de la situation sécuritaire, tout en confiant ses espoirs. Son souhait ? Que son affaire permette au gouvernement d'écarter les «com-zones» d'Abidjan dont il dit avoir été la victime.
09:13 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : frci, ahmed bakayoko, sécurité, côte d'ivoire, enlevement, soldats français
25 août 2011
DETENTION ARBITRAIRE DU COUPLE GBAGBO GBAGBO: SIMONE, LA PRISONNIERE DE SARKOZY
SIMONE, LA PRISONNIERE DE SARKOZY

On se souvient qu’en pleine crise postélectorale, lors de ses multiples attaques verbales contre le régime ivoirien, le chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy, ne cessait de dire : « Gbagbo et son épouse doivent quitter le pouvoir pour le céder à Ouattara ». En l’affirmant, il savait bien que seul, Laurent Gbagbo, était le président de la République de Côte d’Ivoire. Gbagbo n’a pas été élu en octobre 2000 avec son épouse, Mme Simone Ehivet Gbagbo, sur une liste bloquée. Si donc quelqu’un doit rendre compte aux Ivoiriens de sa gestion, c’est bien le Président Laurent Gbagbo et non son épouse. Peut-être que les choses ne se passent pas ainsi en France, mais en Côte d’Ivoire, ce n’est pas une Première dame qui est accablée mais bien le tenant du pouvoir. C’est-à-dire, l’époux, chef d’Etat. Simone Gbagbo est élue député à Abobo, l’un des dix communes d’Abidjan, et nulle part ailleurs. Avec l’inculpation de l’ex- Première dame ivoirienne pour les mêmes motifs que son époux, on comprend bien l’idée de Nicolas Sarkozy qui demandait à Gbagbo de quitter le pouvoir avec son épouse. Cela dévoile complot de la France contre le couple Gbagbo. Simone Gbagbo est donc en prison parce que Nicolas Sarkozy l’a voulu. Ceux qui étaient encore sceptiques doivent se résoudre à comprendre qu’Alassane Dramane Ouattara prend ses ordres chez Sarkozy et que la Justice sélective qui sévit en Côte d’Ivoire n’est que la manifestation de la volonté de la France. Sinon, si quelqu’un doit s’expliquer pour des soi-disant crimes économiques commis à la tête de l’Etat ivoirien, c’est bien, Laurent Gbagbo, seul ?
Que reproche-t-on à Simone Gbagbo et à Michel Gbagbo ? Le vrai chef d’inculpation est qu’ils sont respectivement l’épouse et le fils de Laurent de Gbagbo. Que reproche-t-on à Diabaté Bêh, Geneviève Bro-Grébé, Jean Jacques Béchio, Gilbert Aké N’Gbo, Sangaré Abou Drahamane et les autres personnalités pro-Gbagbo détenus dans le nord du pays ? Que reproche-t-on aux journalistes Franck Anderson Kouassi, Armand Bohui et Herman Aboa ainsi qu’aux cameramen Germain Guézé et Serges Boguhet qui croupissent en prison dans le nord du pays ? Pendant que les criminels de gros calibre ont été sortis des prisons de l’intérieur du pays et de la Maca par les forces pro-Ouattara. Pourquoi le syndicaliste Mahan Gahé doit payer pour des fautes que la France et le régime Ouattara tentent de coller à Gbagbo ? Il n’y a rien de crédible et de solide dans ces motifs d’inculpation. Ce ne sont que de l’habillage pour justifier le record de prisonniers politiques que bat Alassane Dramane Ouattara sur ordre de Nicolas Sarkozy.
Alassane Dramane Ouattara ne fait que jouer son rôle de « sous-préfet » de la France. Et rien d’autre.
12:20 Publié dans Notre Voie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gbagbo, ehivet, gbagbo
INCULPATION DE LAURENT GBAGBO, RUMEURS DE COUPS D’ETAT… : OUATTARA DISTRAIT LES IVOIRIENS
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Le régime Ouattara a rangé aux oubliettes ses promesses de pluies de milliards et ses « solutions». Son souci n’est plus d’œuvrer pour le bien-être des populations, de construire des écoles, des universités et des hôpitaux, de réhabiliter le tissu social et économique que sa rébellion et ses alliés européens ont détruit avec les fusils et les bombes.
11:47 Publié dans Le Temps | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gbagbo, ouattara, économie, côte d'ivoire
MAMADOU KOULIBALY EN FLAGRANT DELIT DE PLAGIAT
Mon intention en écrivant cette contribution n’est ni de calomnier, ni de m’associer à un hurlement collectif contre le Professeur Mamadou Koulibaly. Mais bien plutôt, de soumettre à l’attention réfléchie de tous, la récurrence de faits littéraires suspects dans les écrits du Professeur, lesquels faits m’ont convaincu d’une attitude intellectuelle répréhensible: le plagiat.
11:35 Publié dans contribution | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ci, koulibaly, lider, mamadou, jeferson
24 août 2011
DEMOCRATIE ET DICTATEURS: LE DIABLE EST DANS LES DETAILS
soucre: Cameroonvoice
12:15 Publié dans contribution | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dictateurs, afrique, france, kadhafi, obama, onu
NI LES AVOCATS NI LE DROIT NE RENDRONT LA LIBERTÉ AU PRÉSIDENT GBAGBO
ADO voulait un chef d’inculpation. Il en a un : le crime économique. Le reste est entre les mains de son réseau mafieux. Vous verrez bientôt le faux débat, complètement ahurissant, dénué de tout bon sens pour dire du faux droit destinés aux analphabètes qui le suivent.
10:25 Publié dans contribution | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gbagbo, droit, cpi, inculpation
DECLARATION DE LA COORDINATION FPI EN EXIL SUR L’INCULPATION DE LAURENT GBAGBO
Publié le mercredi 24 aout 2011 | Notre Voie
Le Président Laurent Gbagbo et la Première dame Simone Ehivet Gbagbo viennent d’être inculpés pour crimes économiques en dépit de leurs immunités. Bien plus, les insinuations du procureur Kouadio Koffi indiquent clairement l’intention du Président Ouattara de les faire transférer à la Cour Pénale Internationale (CPI).
10:06 Publié dans Notre Voie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : inculpation gbagbo, simone ehivet, coordination fpi, exil
ABOU CISSE: PAS DE RECONCILIATION SANS GBAGBO
Source : Le Temps du 22/08/2011
Abou Cissé, l’oncle maternel d’Alassane Ouattara (frère de feue Nabintou Cissé, mère d’Alassane) n’est pas du tout tendre avec son neveu. Dans cet entretien, il lui «crache» ses vérités.
00:15 Publié dans Le Temps | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gbagbo, abou cissé, réconciliation, lmp
23 août 2011
EST-CE QUE CE MONDE EST SÉRIEUX?
Les taureaux qui sont «sacrifiés» au cours des moments de sadisme collectif que sont les corridas philosophent-ils au moment de s’éteindre ? Oui, l’on en croit un texte de Francis Cabrel, qui s’est mis pour les besoins de la cause poétique, dans la peau de l’un d’entre eux. Subissant la folie des hommes, qu’il entend rire lorsqu’il «râle», danser lorsqu’il «succombe», s’amuser «autour d’une tombe», il s’interroge, au sujet de la civilisation violente qui le met à mort : «Est-ce que ce monde est sérieux ?»
20:25 Publié dans contribution | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cote d'ivoire, libye, syrie, rebelles, kadhafi, gbabo
19 août 2011
MAMADOU KOULIBALY CRUCIFIE OUATTARA
Source : Telediaspora.net
Quatre mois après la prise de pouvoir sanglante par Alassane Dramane Ouattara, le Professeur Mamadou Koulibaly, président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire et fondateur du dernier né des partis politiques ivoiriens Liberté et Démocratie pour la République (LIDER), a accordé un entretien sans langue de bois à Pan-African Visions, média panafricain de langue anglaise basé aux Etats-Unis. Alors que le nouveau régime, entérinant la défaillance complète de l’état de Droit et de l’Etat tout court, se complait dans des dérives autocratiques sans précédent, et que les dirigeants de l’ex-parti au pouvoir – à l’instar du président par intérim du FPI Miaka Oureto – lui font une cour ouverte et pressante afin de faire enfin partie de la coalition gouvernementale, le président de LIDER se positionne fermement dans l’opposition, dans une posture audacieuse et porteuse d’espoir pour de nombreux Ivoiriens traumatisés par les événements récents et l’enlisement catastrophique de leur pays dans le chaos, l’étau néocolonial et la pauvreté durable. Une lecture nécessaire.
PAV: Professeur Koulibaly, commençons par jeter un coup d’œil sur la situation actuelle en Côte-d'Ivoire, en tant que politicien aguerri, pourriez-vous nous donner franchement votre point de vue sur la Côte-d'Ivoire aujourd'hui?
Mamadou Koulibaly : La situation qui prévaut actuellement en Côte d’Ivoire est extrêmement préoccupante car contrairement aux idées véhiculées autour d’une hypothétique démocratie dans le pays, nous glissons vers un régime autoritaire. La nouvelle armée n’est toujours pas maitrisée et les anciens chefs de la rébellion règnent en maitres sur la ville d’Abidjan et le pays. L’insécurité a certes reculé mais est toujours importante et les exécutions sommaires, les viols, les vols, le racket, les agressions diverses persistent ; l’assemblée nationale a été dissoute de fait par l’Exécutif, ce qui est totalement contraire à la constitution ivoirienne ; un nouveau conseil constitutionnel a été nommé par Alassane Ouattara en dehors de toutes règles constitutionnelles, le pays est gouverné par des ordonnances et des décrets illégaux, le Nord est toujours aux mains de l’ancienne rébellion qui impose son autorité et des taxes parallèles. Nous avons là tous les ingrédients d’un état défaillant qui survit grâce à l’aide publique internationale qui coule à flot depuis l’avènement de Ouattara. Ceci laisse malheureusement présager des lendemains difficiles, car la dette sera un handicap durable. Nous espérons sortir rapidement de cette spirale autocratique et revenir sur la voie de l’état de droit.
En tant que Président de l'Assemblée nationale, on vous a peu entendu durant la crise électorale avant l’arrestation du Président Gbagbo. Pourquoi êtes-vous resté si silencieux?
M.K. : Peut-on réellement parler de silence ? Je me suis exprimé début décembre en proposant mon point de vue sur la sortie de crise. Bien que je ne sois pas pour ce genre de gouvernance, j’ai proposé un partage du pouvoir pour éviter la violence, les morts et le durcissement des clivages ethniques au sein des populations. J’ai tenté une conciliation mais les deux camps y étaient fermement opposés. Dans ce contexte, toute tentative d’apaisement semblait raffermir les positions tranchées des deux camps.
Tous ces évènements liés au processus électoral en Côte d’Ivoire sont terriblement regrettables. Pensez-vous que nous aurions pu éviter toutes ces dérives ?
M.K. : Nous aurions pu éviter le chaos mais, alors que dans votre précédente question vous vous interrogiez sur mon silence, à l’inverse, quand, avant les élections, je me suis insurgé contre les vices entachant l’organisation du scrutin, j’ai été qualifié de trouble-fête pointilleux. D’évidence, il était périlleux d’aborder une élection dans un pays dont la moitié Nord était tenue par une rébellion armée, richement installée dans les détournements économiques et la prise en otage des finances de la zone. De surcroît, l’administration n’était pas redéployée, la commission électorale dite indépendante était composée d’une majorité écrasante d’opposants au Président Gbagbo. Quand on accepte de se jeter dans le feu, la brulure est certaine. Et le président Gbagbo a commis la faute de conduire le pays à des élections sans désarmement préalable des rebelles de Ouattara. Il fallait en assumer les conséquences.
Bien que ça ne fasse que quelques mois que le président Ouattara a pris le pouvoir, selon vous qu’a-t-il fait de positif pour ramener le pays sur la bonne voie. Si vous deviez le conseiller, quelles voies lui proposeriez-vous de prendre ?
M.K. : En toute honnêteté je ne vois rien de très encourageant actuellement dans l’action d’Alassane Ouattara, tout son hypothétique bilan positif repose sur du détail porté par une communication sans fondement. Si l’on s’attache aux fondamentaux d’une nation, on ne peut que constater que la constitution est piétinée chaque jour, que la démocratie est aujourd’hui sans consistance, que l’Etat de droit est inexistant et que l’économie est prise en otage pour être redistribuée sans appel d’offre à des groupes français amis du pouvoir ivoirien. Le Général de Gaulle disait que les Etats n’ont pas d’amis mais n’ont que des intérêts. La Côte d’Ivoire est l’un des rares pays au monde qui ait des amis. Cependant, les intérêts de ces amis vont à l’encontre de ceux des Ivoiriens eux-mêmes.
Le seul aspect positif de la gouvernance Ouattara est que la déliquescence de l’Etat est formatrice pour les Ivoiriens. Ils peuvent ainsi comprendre que la démocratie ne peut pas se limiter à un bulletin dans l’urne mais qu’il faut aussi des moyens de freiner l’action de l’Etat qui a toujours tendance à devenir prédateur et dirigiste. Ils vivent la défaillance totale de leur Etat qui est dans l’impossibilité de garantir la sécurité et la justice qui sont pourtant ses missions de base. Cette prise de conscience conduit à un éveil de la société civile et c’est cet éveil qui va permettre aux populations de devenir exigeantes envers leurs dirigeants. Le changement sera demandé et insufflé par la base, par l’Ivoirien lui-même qui, ne l’oublions pas, constitutionnellement devrait être le véritable souverain.
Vous êtes connu pour être un fervent critique des Français en Côte-d'Ivoire, que pensez-vous du rôle qu'ils ont joué dans la résolution de l'impasse politique?
M.K. : Je ne suis pas critique des Français en Côte d’Ivoire, mais je suis plutôt critique de l’ingérence et de la domination du gouvernement français dans le pays, que ce soit au niveau monétaire, au niveau militaire ou encore au niveau économique. L’avènement de Ouattara ne fait qu’envenimer les choses. Cela dit, si la Côte d’Ivoire était un véritable état de droit avec des dirigeants soucieux du bien-être de leurs populations, tout cela ne serait pas possible. Il faut comprendre que l’Etat français cherche à satisfaire les Français avant tout et que la richesse de la France, son indépendance énergétique et la survie de ses multinationales passent par la domination des plus faibles, essentiellement des pays d’Afrique et la Côte d’Ivoire est un pion important dans leur stratégie. Si je prône le libéralisme, c’est justement pour lutter, entre autres, contre ces marchés protégés qui favorisent la corruption. Le système actuel, totalement fermé, laisse la Côte d’Ivoire en marge de la mondialisation qui pourrait pourtant lui apporter le progrès. Avec Ouattara, les relations entre la Côte d’Ivoire et la France se sont encore plus politisées et cela augmente considérablement le pouvoir des gens en place qui ne font plus du tout confiance aux populations locales. Le résultat est un dirigisme économique extensif et d'autres formes de politisation de la vie des entreprises incompatibles avec la mondialisation.
L’ancien président Gbagbo, sa famille et certains de ses proches collaborateurs sont toujours en détention, avez-vous été vous-même menacé et avez-vous noté une sorte de justice du vainqueur ?
M.K. : Je n’ai pas été menacé personnellement puisque j’étais au Ghana à l’époque où la répression a été la plus forte, mais ma famille a été inquiétée à de multiples reprises et ma résidence a été totalement saccagée. Certains de mes biens ont été retrouvés par Interpol au Mali. Vous parlez de justice du vainqueur, c’est évident. Ici, la justice repose plus sur l’émotion, sur la vengeance primaire que sur le droit car certaines arrestations se sont faîtes sans aucun fondement. Le fils du Président Gbagbo est en prison parce qu’il est son fils… Vous voyez sur quoi reposent les accusations parfois ! Des civils ont été exécutés parce qu’ils portaient des tee-shirts à l’effigie de Laurent Gbagbo. La situation se calme certes, mais il ne passe pas un seul jour qui ne puisse étayer par des faits cette affirmation. D’évidence, la crainte de faire remonter les enquêtes à 2002 prouve que le gouvernement Ouattara souhaite fuir ses responsabilités et s’orienter vers une justice du vainqueur. Comment laisser toutes les victimes de la rébellion depuis 2002 dans l’oubli ? Comment enquêter sur le casse de la BCEAO (Banque Centrale) d’Abidjan sans enquêter sur ceux de Bouaké et Man qui ont été braqués à l’époque par les Forces Nouvelles ? Comment enquêter sur les crimes des troupes fidèles à Gbagbo et ignorer ceux des FRCI, armée de guerriers mise en place par Ouattara par le biais d’une ordonnance et qui sont les auteurs de nombreuses exactions ? Comment faire pour que la vengeance ne se cache pas derrière la justice pour agir ? Comment faire pour que la justice ne soit pas de la vengeance ? Comment faire pour que la justice actuelle ne soit pas la source de nouvelles frustrations, de nouvelles haines, de nouveaux conflits ? Nous n’avons pas encore de réponses de Ouattara à toutes ces questions.
Vous avez récemment décidé de créer votre propre parti politique; peut-on connaître vos motivations, considérant que jusqu'à la crise, vous avez été un pilier connu du Front patriotique ivoirien, FPI?
M.K. : Mon départ du FPI ne s’est pas fait sur un coup de tête, c’est le fruit d’une longue réflexion. Mais je dois avouer que dans le contexte politique actuel, je ne pouvais plus m’inscrire dans une posture attentiste. L’inertie n’est pas acceptable. Le FPI souhaitait pourtant instaurer le statu quo dans l’attente de la libération des dirigeants du parti. Les cadres ont refusé de faire un bilan, d’organiser un congrès national et de réorienter la vision du parti. Les Ivoiriens ont pourtant besoin d’une opposition forte qui puisse les défendre compte tenu des velléités autocratiques de l’équipe Ouattara. J’ai donc pris mes responsabilités. Je pense, comme de nombreux Ivoiriens, que nous devons sortir de la logique de la politique fondée sur l’ethnie et la tribu. Je pense que les élites ivoiriennes n’ont pas à diviser les populations pour ensuite régner sur elles. Je crois fermement que nous pouvons réunir les populations pour mieux gouverner le pays.
Quelle est votre réponse aux critiques qui pensent que vous êtes un opportuniste ayant abandonné ses camarades et le navire FPI alors qu’il était en pleine crise?
M.K. : S’ils considèrent que c’est une opportunité, c’est flatteur pour LIDER qui est un jeune parti. C’est très encourageant ! Mon départ, présenté comme une rupture, ressemble plus à un divorce par consentement mutuel. L’inertie s’est opposée à la nécessité d’action. Nous ne regardions plus dans le même sens. Le FPI et LIDER devraient partager un point commun, ce sont deux partis d’opposition au RHDP. L’élan de LIDER devrait donner également de l’eau au moulin du FPI, puisque notre mission démocratique est de former un contre-pouvoir puissant. Mais si le FPI accepte de participer au gouvernement de Ouattara comme cela m’en a l’air, alors LIDER sera aussi opposé au FPI. Je suis parti du FPI à cause des relents tribalistes qui y sont devenus plus vifs, et qui ne me convenaient plus. Le refus du FPI d’assumer ses responsabilités en tant que parti ayant soutenu et conduit des élections sans désarmement m’était insupportable. Le FPI avait pour vocation d’être un parti national et non d’être un club de soutien, une entreprise familiale ou un parti tribal.
D’un point de vue idéologique, LIDER est-il différent du FPI ?
M.K. : LIDER - Liberté et démocratie pour la République - comme son nom l’indique, s’inscrit dans le courant de pensée du libéralisme classique. La liberté, dans le pays, sonne parfois comme un mot creux, un idéal réservé à des pays riches mais inatteignable pour la grande masse des populations des pays pauvres dont le souci est de trouver à manger chaque jour et de pouvoir se soigner pour survivre. Pourtant, partout dans le monde, le recul de la pauvreté est lié à l’augmentation de la liberté. LIDER veut éveiller les Ivoiriens à ces idées pour rompre avec le pessimisme qui confine l’individu dans un attentisme dévastateur. Les Ivoiriens doivent avoir confiance en leurs propres capacités.
Lorsque les populations seront libres d’entreprendre une activité sans rencontrer mille barrières qui découragent les projets ; quand elles ne seront plus étouffées par l’impôt et le poids de l'Etat ; quand elles pourront avoir des titres de propriété qui sécurisent leurs activités et leur descendance ; quand elles pourront commercer librement avec le reste du monde ; quand elles ne seront plus asphyxiées par des entreprises en situation de monopole qui dictent leurs prix; quand toutes ces barrières seront tombées, et quand leurs droits d’accéder à l’éducation, à la santé et à la prospérité seront les vrais enjeux de l’action politique, alors le progrès arrivera enfin. C’est sous cet angle que LIDER voit le progrès. Le parti va présenter le 11 août prochain son manifeste qui permettra de saisir les contours de son programme politique.
Professeur Koulibaly, merci d’avoir accordé à PAV cette interview, et bonne chance dans votre nouvelle aventure politique.
Interview réalisée par Ajong Mbapndah L, in Pan-Afrcian Visions, le 3 aout 2011
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KONE KATINAN: GBAGBO EST TOUJOURS DEBOUT
Propos recueillis par Vincent Hugeux, publié le 19/08/2011 à 16:41
Source : L’express

Au lendemain de l'inculpation de l'ex-président ivoirien pour "crimes économiques", son porte-parole Justin Koné Katinan répond à LEXPRESS.fr
Seul porte-parole mandaté -fin mai- par l'ex-président ivoirien, Justin Koné Katinan fut ministre délégué au Budget au sein du dernier gouvernement de l'ère Laurent Gbagbo. Pour LEXPRESS.fr, cet ancien cadre de l'administration fiscale réagit à l'inculpation de son mentor et dépeint l'état d'esprit du reclus de Korhogo (nord).
Laurent Gbagbo, a annoncé hier jeudi le procureur d'Abidjan, vient d'être inculpé de " crimes économiques ". Que vous inspire cette décision ?
Je l'ai apprise par voie de presse. Attaché à la légalité, j'attends qu'elle soit signifiée à l'intéressé et à ses avocats. Cela posé, je suis déçu et inquiet. Je me rends compte que le président [Alassane] Ouattara, en dépit des conditions dans lesquelles il est parvenu au pouvoir, ne mesure pas la responsabilité qui lui revient en matière de reconstruction de la cohésion sociale et de réconciliation. La crise électorale qui a secoué la Côte d'Ivoire résulte de frustrations qui lui sont en grande partie imputables, qu'elle soient nées du putsch de 1999, de la tentative de coup d'Etat de 2002 ou des violences qui ont suivi. Et je tiens à rappeler à cette occasion que, au regard de la résolution 1975 du Conseil de sécurité, ni la France ni l'Onu n'avaient mandat d'arrêter et de remettre Laurent Gbagbo aux autorités actuelles. Autant dire que j'ai peur pour la suite.
Les conseils de l'ancien chef de l'Etat et vous-même avez maintes fois dénoncé le flou de son statut juridique Cette inculpation a au moins le mérite de clarifier la donne.
De fait, elle la modifie. Jusqu'alors, le président Gbagbo était en résidence surveillée, régime relevant d'une mesure administrative ; le voilà désormais inculpé, donc sous contrôle judiciaire. Mais l'inquiétude mentionnée précédemment demeure : Laurent Gbagbo a été arrêté dans ses fonctions de chef d'Etat. Il jouit donc en Côte d'Ivoire d'une immunité. Aucun magistrat ne détient la compétence de l'inculper en quoi que ce soit. Chez nous, un chef d'Etat, en exercice ou pas, ne peut être jugé par une juridiction de droit commun.
Reconnaissez-vous en revanche la compétence de la Cour pénale internationale (CPI), dont le procureur devrait indiquer le mois prochain s'il y a lieu ou non de poursuivre Laurent Gbagbo et plusieurs membres de son entourage ?
Je ne dispose d'aucune information confirmée quant à cette échéance. Mais qu'il soit ivoirien ou international, un tribunal qui prétendrait juger Laurent Gbagbo jouerait un jeu dangereux pour le pays. Gare à la justice sélective. Comment passer sous silence les milliers de morts recensés depuis 2002, y compris les civils victimes d'exactions commises après le 11 avril [date de l'arrestation de l'ex-président]. J'ai ainsi donné instruction à nos avocats d'insister sur la nécessité de faire la lumière sur les tueries commises dans le quartier d'Abobo et imputées aux Forces de défense et de sécurité [pro-Gbagbo]. Si après cela, on décrète qu'un seul camp est fautif, c'est à désespérer du droit.
Appelez-vous de vos vœux l'implication d'une CPI qui enquêterait sur l'ensemble des crimes commis depuis sa création ?
A titre personnel, je n'ai jamais été favorable à cette juridiction, qui pâtit d'ailleurs en Afrique d'une très mauvaise image. En tant qu'intellectuel panafricaniste, je la perçois comme l'instrument d'une justice orientée, d'une justice de Blancs dominée par les ex-puissances coloniales. Car beaucoup de dirigeants non-africains mériteraient d'être déférés devant cette Cour. S'agissant du dossier ivoirien, si le but recherché est bien l'établissement de la vérité, on ne peut s'en tenir aux effets et aux conséquences d'un conflit ancien dans lequel la responsabilité de l'actuel président est lourdement engagée.
Certains partisans de Laurent Gbagbo ont dénoncé ses conditions de détention, qualifiées de spartiates, voire de dégradantes. Souscrivez-vous à un tel jugement ?
La place d'un chef d'Etat n'est pas dans un lieu de détention, fut-il logé dans un hôtel 5-étoiles. Mais il s'agit là d'un épiphénomène au regard du fondement -juridique- de notre combat. En outre, il ne faut rien exagérer. Le président lui-même, qui est toujours resté digne, ne se plaint pas de ses conditions de détention. Même si, contrairement à ce que prétendent les autorités actuelles, il n'est pas hébergé dans l'ancienne résidence de feu Félix Houphouët-Boigny. Reste que lui n'en fait pas une affaire.
Des rumeurs contradictoires ont également circulé quant à son état de santé et à son moral. Qu'en est-il ?
Celui qui pense que Laurent Gbagbo pourrait s'effondrer le connaît mal. Bien sûr, il a été moralement touché par les violences subies au milieu des siens. Recevoir 15 jours durant des bombes sur sa maison, voilà qui n'a rien d'un dîner de gala. Mais ce qui l'a blessé le plus, c'est l'attitude de la France. Car le président est tout sauf francophobe. Il était même le plus francophile des candidats à la présidence, et a toujours rêvé de bâtir en Côte d'Ivoire une démocratie à la française. Il ne comprend pas que l'armée d'un pays dont il chérit les valeurs ait pu le pilonner du fait d'un contentieux électoral que les Ivoiriens auraient pu régler entre eux. Voilà qui l'affecte bien plus que son arrestation, d'autant qu'il en est à son cinquième emprisonnement. Une certitude : Laurent Gbagbo ne marchandera ni ne monnayera jamais sa reddition. Il reste debout.
Au cours de cet entretien, vous avez à plusieurs reprises mentionné le " président Gbagbo ". Est-ce à dire que vous le considérer toujours comme le chef de l'Etat légitime ?
Soyons clairs. Laurent Gbabgo ne détient pas l'effectivité du pouvoir. Il ne peut donc poser les actes d'un chef d'Etat en exercice. Mais il reste en droit de revendiquer ce statut.
22:34 Publié dans DIVERS | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gbagbo, ci, inculpation, koné katinan
18 août 2011
OUATTARA N'EST PAS EN VACANCES: IL FUIT UNE MUTINERIE
Ouattara n'est pas en vacance : il fuit une mutinerie !
Décidément, cet homme n’a rien perdu de ses réflexes de sauteur de clôture. Il a même amélioré ses performances. C’est normal, avec l’âge, on finit par avoir l’expérience de ces choses. Cependant, je note que cet Imposteur n’a aucun respect pour les Ivoiriens. C’est pourquoi chaque jour, il m’invite par ses actes, à me poser une question fondamentale : comment Houphouët a-t-il présenté les Ivoiriens à cet homme pour qu’il les prenne tous pour des gens très peu intelligents au point qu’il leur mente sans cesse ?
Vous vous êtes posé la même question. Et je vous ai entendu vous interroger comme ci-après : pourquoi seulement après trois mois d’imposture, OUATTARA décide-t-il subitement de décréter des vacances pour tout son "gouvernement" illégitime ? Qu’a-t-il abattu comme travail pour chercher à se reposer alors qu’il n’a ni été capable de provoquer un re-décollage de l’économie nationale ni été à mesure de ramener la sécurité qu’il a compromise avec des hors-la-loi ?
Bien plus grave, le pays sombre chaque jour plus profondément dans la disette ; la plupart des entreprises publiques cumulent entre trois et quatre mois d’arriérés de salaires pendant que les forces armées régulières perçoivent main à main par petites tranches, leurs salaires diminués des primes, comme des ouvriers journaliers. Pendant ce temps, les combattants de sa bande armée baptisée FRCI, ces braconniers habitués à croquer des os de biches et de singes, sont réduits à manger du pain sec avec des sardines froides et sans os pour ces habitués des repas chaud en brousse.
Mais ce n’est point le malaise national que je me garde volontiers de décrire entièrement qui a amené OUATTARA à fuir Abidjan.
La vraie raison, c’est qu’il y a un problème avec la France. Ce pays dont le Premier Ministre a revendiqué fièrement d’être celui qui paie les salaires des fonctionnaires ivoiriens, aurait donné pour la dernière fois, un ultimatum à OUATTARA pour obliger ses Commandants analphabètes à respecter un minimum de légalité pour compter du 31 août 2011.
Cet ultimatum lui impose de les contraindre à reverser l’argent collecté aux postes de Douanes dans les caisses de l’Etat. Il exige également que les tracasseries contre les opérateurs économiques assurant la grande distribution de vivres, notamment le paiement obligatoire de frais de passage d’un montant de 115 000 francs CFA par corridor FRCI et par camion, s’arrête immédiatement. Faute de quoi, elle lui retirerait tout soutien, y compris le paiement des salaires du mois d’août.
La raison de cet acharnement subit, c’est que la France est entrée dans une zone de turbulence économique sans précédent. Le pays est conscient qu’il a de très bonnes chances d’être décrété en état de cessation de paiement bientôt avec une dette avoisinant 90% de son Produit Intérieur Brut (PIB). En d’autres termes, la France elle-même a besoin d’argent en urgence. Donc elle ne peut plus en donner à quelqu’un qui n’a plus aucun avenir d’imposture en Côte d’Ivoire.
L’information a été remontée au niveau de la "hiérarchie" des FRCI. Les petits commandants de brousse et de sous-quartiers ainsi que certains Commandants de zone ont très mal pris cet ultimatum. Ils ont envoyés paître les Commandants d’Abidjan qu’ils accusent de se sucrer tranquillement aux Ports d’Abidjan et de San Pedro et qui par égoïsme, veulent les priver de ce butin de guerre pour lequel ils ont tous donné leur poitrine. Ils ont donc demandé à quiconque se sent "garçon" de les obliger à arrêter cette activité de rançonnage qui fait vivre leurs familles depuis 2002. Mieux, les nouvelles recrues ont exigé que OUATTARA leur paie la somme de 5 millions de francs CFA par combattant qu’il a promise au moment où il leur demandait de rejoindre sa cause contre Laurent GBAGBO.
Alors OUATTARA habitué à sauter les clôtures pour se mettre à l’abri après avoir allumé le feu, a voulu, cette fois-ci, faire un grand bond de sécurité qui l’a conduit auprès du maître blanc. Parce que même les braconniers Dozo recrutés dans toute la région ouest africaine et déployés dans les quartiers d’Abidjan depuis environ trois semaines dans le cadre d’un dispositif tactique qu’ils appellent "Dispositif anti-coup d’Etat", attendent eux aussi le paiement de cette somme de 5 millions de francs CFA. En attendant, ces chairs à canon à qui leurs recruteurs cachent que leurs prédécesseurs sont tous morts au contact des Marins Commandos et des éléments du Commandant Abéhi, ont décidé de faire comme les autres : ériger des barrages, assurer le contrôle de routine en "lisant" à l’envers les pièces des véhicules et, obliger les automobilistes transportant du vivriers, le charbon ou assurant le transport de voyageurs, à leur payer de l’argent avant de traverser leurs barrages.
Comme vous le devinez, ce n’est plus une affaire de Soldats loyalistes réfugiés au Ghana et préparant le retour à l’ordre constitutionnel qui fait fuir OUATTARA, mais un risque réel de mutinerie de braconniers Dozo, d’anciens prisonniers arborant fièrement des tenues de commandos parachutistes, de Commandants de zone illettrés et de mercenaires burkinabés. Alors, ce doyen d’âge de la pègre ivoirienne qui conserve décidément de très beaux restes, n’a pas voulu se faire surprendre. Il a donc pris le large.
Mais ne vous en faites pas. La situation de chaos qu’il a créée en Côte d’Ivoire est devenue une équation à plusieurs inconnues. La malédiction qui le pousse à prendre des décisions impopulaires lui a déjà fait perdre plus de 70% d’opinion favorable dans son propre camp où il est traité désormais comme un moins que rien. En effet, quand tes propres partisans t’appellent "nanfant dé siain", c’est que tu ne vaux plus rien.
Mieux, l’œuvre divinement accomplie par les commandants FRCI en privant les caisses de l’Etat de tout revenu et en détruisant les commerces sous le prétexte d’une opération de "salubrité" urbaine, a aidé beaucoup de militants du RDHP à retrouver leur esprit. Les yeux rouges de honte, la bouche fermée par la crainte de leurs anciennes amours, j’ai nommé les FRCI, ces frères ivoiriens désillusionnés sont ceux qui organiseront les prochaines festivités nationales soit pour le retour à l’ordre constitutionnel d’avant le 11 avril 2011 soit pour quelque chose de beaucoup plus musclé.
Et puis il y a nous autres, acteurs de la Révolution Permanente. Chaque Ivoirien assassiné chaque jour nous donne des raisons supplémentaires de vite faire mais bien faire. Le cri du cœur de chaque ménage privé de revu nous parvient comme un appel de la Patrie. Chaque citoyen emprisonné sous de prétextes fallacieux, nous conforte à l’idée que le Peuple nous prie de venir à son secours.
Alors, sœurs et frères ivoiriens, prenez votre mal en patience. Soyez forts. Soyez sans crainte. Soyez patients surtout. Mais restez debout ! Et préparez vos habits et vos parures pour fêter le grand jour. Le fuyard reviendra. Parce que c’est à Abidjan que tout a commencé ; c’est donc à Abidjan que tout va se terminer. Je vous l’ai déjà dit : Tout est accompli !
A très bientôt.
Hassane Magued ( cameroonvoice)
15:16 Publié dans DIVERS | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : france, mutinerie, ouattara, frci
DEPUIS SON EXIL BLE GOUDE DONNE DE LA VOIX
Source: L'inter

Charles Blé Goudé donne encore de la voix. Dans une interview accordée à L`INTER, la première à un quotidien ivoirien depuis qu`il est allé en exil, le leader des jeunes patriotes pro-Gbagbo, joint au téléphone, a assèné ses vérités et a décidé de se positionner comme l`opposant au président Ouattara.
M. Blé Goudé Charles, qu’est-ce-que ça fait d’être en exil, coupé des réalités de son pays comme vous l’êtes depuis quatre mois?
Blé Goudé: Mais, écoutez, on n’est jamais content d’être en exil. Cependant par devoir, je l’assume. Il y a des Ivoiriens qui sont morts, il y en a qui sont en prison. Par devoir pour tous ceux-là, nous devons tenir, et j’ai décidé de tenir.
Tenir jusqu`à quand?
Jusqu`à ce que mon pays renoue avec la liberté, avec la démocratie et avec la paix. Ça a toujours été le sens de mon combat. Et aujourd`hui plus que hier, je suis déterminé dans ce combat-là pour les Ivoiriens et pour l`Afrique.
Il semble que vous attendez un ultime coup d’Etat pour réapparaître sur la scène politique en Côte d’Ivoire ?
Je ne suis pas un partisan de coups d’Etat. C’est contre les coups d’Etat que nous sommes descendus dans la rue pendant plusieurs années. Nous sommes pour un changement par des moyens démocratiques. Les Ivoiriens ont été tellement traumatisés que je ne crois pas qu’ils aient besoin d’un autre coup de force pour un changement de régime. Ils ont besoin aujourd’hui d’emplois, de structures sanitaires, scolaires et universitaires. Mais la question est de savoir si le régime en place est disposé à se prêter au jeu démocratique.
De là où vous êtes, qu’est-ce qui vous manque le plus?
Oh! Je ne crois pas que ce soit important, ce qui me manque. C’est ce qui manque aux Ivoiriens qui est plus important. Il manque aux Ivoiriens la sécurité, il leur manque la liberté de s’exprimer et de circuler, il leur manque une justice équitable car il suffit aujourd’hui de posséder un fusil en Côte d’Ivoire et on fait la loi. Les Ivoiriens ne veulent plus que leur pays soit une terre de règlement de comptes. Il leur manque la paix, il leur manque le développement. Tout cela est plus important que ce qui me manque là où je suis.
Vous sentez-vous comptable de la mort de milliers de jeunes que vous aviez appelés dans l’armée pour combattre aux côtés des ex-FDS ?
De quoi parlez-vous là? Il est bon, pour la bonne compréhension de chacun, de savoir que j’ai demandé aux jeunes qui le souhaitaient d’aller s’inscrire à l’Etat- major des Armées pour se faire recruter dans l’armée régulière. Pour la simple raison que l’Armée régulière est le seul cadre légal pour le maniement des armes et pour ceux qui veulent défendre leur pays par les armes. D’ailleurs, ce recrutement n’a jamais eu lieu vu que les évènements se sont précipités. Je suis donc fort surpris que l’on s’acharne contre ma personne en laissant en liberté ceux qui ont créé des bandes armées pour renverser le régime de Gbagbo, et qui ne sont nullement inquiétés.
Vous n’avez donc aucune responsabilité dans la récente crise postélectorale?
Ce n’est pas ce que je dis. Moi j’attends que vienne le jour où chacun des acteurs politiques reconnaitra sa part de responsabilité dans la crise que vit notre pays depuis des années. Il faut éviter de désigner d’un côté des méchants et de l’autre des gentils, des blancs comme neige, qui se présentent comme des innocents et jugent les autres. Quant à moi, en tant qu’acteur politique, je ne suis pas innocent dans ce qui est arrivé à mon pays. Mais, bien plus que moi, nombre de tenants du nouveau pouvoir ont été épinglés par des organisations internationales de défense des droits de l’Homme pour des meurtres et des exécutions extrajudiciaires. Qu`attend-on pour les inculper, eux?
Le porte-parole du gouvernement, Koné Bruno, a dit que les pro-Ouattara n`ont jamais été formellement accusés...
Dites à M. Koné Bruno d`arrêter de tenir des propos qu`il pourrait regretter plus tard. Sinon, je le ramène aux différents rapports publiés récemment par les organisations internationales de Défense des Droits de l`Homme que sont Human Rigth Watch (HRW) et Amnesty International; des rapports qui ont clairement mis en cause le camp Ouattara dans des tueries en Côte d`Ivoire. Même la représentation onusienne en Côte d`Ivoire, je veux parler de l`ONUCI qui a aidé Ouattara à s`installer au pouvoir, a dénoncé les meurtres perpétrés par les Dozos et autres dans notre pays. Alors de quoi parle Koné Bruno?
Avez-vous des nouvelles de votre mentor Laurent Gbagbo?
Non ! Comment puis-je avoir des nouvelles d’une autorité coupée du reste du monde, isolée et à qui ses avocats n’arrivent pas à avoir accès? Le président Laurent Gbagbo est un prisonnier politique à qui ses geôliers dénient tout droit. D’ailleurs, je profite de cet entretien pour demander sa libération. Et je demande à tous les Ivoiriens, à tous les Africains et à tous ceux qui sont épris de justice de s’apprêter afin que nous demandions la libération de ce grand homme.
Croyez-vous, comme certains, à un retour de Gbagbo au pouvoir ?
En politique, ce qui est vrai aujourd’hui n’est pas forcément vrai demain. Nous nous battons pour la libération de Gbagbo car pour qu’un homme fasse de la politique, il faut qu’il soit libre. Ce qui importe pour moi, c’est que l’on comprenne que M. Gbagbo qui avait fait venir M. Ouattara de l’exil, qui avait mis fin à l’exil de M. Bédié, ne peut pas être en prison pendant que ceux-là sont en liberté. Alors je demande d’abord et avant tout qu’on libère le président Gbagbo.
Mamadou Koulibaly pense que c’en est fini pour Gbagbo…
Je ne peux pas l’empêcher de penser ainsi. C’est l’avenir qui nous situera.
Pour qui roulez-vous dans la bataille des clans autour de Gbagbo ?
Je roule pour la Côte d’Ivoire et pour tous les Ivoiriens. L’exil est un moment de formation et de transformation, de bilan, de remise en cause et d’analyse, mais aussi et surtout de perspectives. Dans cette logique, je ne saurai me retrouver dans un combat de clans, si tel est qu’il en existe autour de Gbagbo. J’appelle, si c’est le cas, les différents protagonistes à unir leurs forces pour demander la libération de Gbagbo, fondateur du FPI.
Koulibaly Mamadou, lui, est définitivement parti du FPI pour créer son parti. Qu’est-ce que cela vous fait ?
Cela ne me fait rien. Vous savez, chacun assume son destin politique, il en choisit l’opportunité et les moyens pour y parvenir. Je n’en dis pas plus.
Alassane Ouattara a appelé les exilés à rentrer dans le cadre de la réconciliation, à quand votre retour en Côte d`Ivoire?
Qui vous a dit que je suis hors de la Côte d`Ivoire ? Je peux être quelque part dans mon pays. Cela dit, je fais la différence entre les récitations, les dictées préparées et les actes politiques de M. Ouattara. Il doit être jugé sur ses actes et non sur ses discours. M. Ouattara aurait libéré le président Gbagbo et tous les autres prisonniers politiques et militaires illégalement détenus dans le nord du pays, qu’il aurait ainsi facilité le retour des exilés en Côte d`Ivoire. La réconciliation est donc une conséquence des actes du gouvernement et non un programme de gouvernement.
Soyez plus explicite...
Je veux dire que c’est au regard du traitement que le pouvoir en place réserve à ceux qui sont en prison, mais aussi aux autres partisans de Gbagbo et en général à tous les Ivoiriens, que la réconciliation suivra. Tout le reste n’est que de la communication pour plaire à la communauté internationale, car la réalité est tout autre sur le terrain. Alassane Ouattara parle de paix et il a la malice dans le cœur. On n`appelle pas des exilés à rentrer pour les inculper.
Avez-vous des contacts avec votre ami, Guillaume Soro, le Premier ministre?
Non!
Il se murmure à Abidjan qu’il aurait envoyé le commandant Wattao vers vous ?
Comment peut-on envoyer un émissaire à quelqu’un dont on ignore le lieu de résidence ?
Où êtes-vous alors ?
Je suis là où je dois être.
Et c`est où vous devez être?
Monsieur, je suis là où je dois être, prenez ça comme ça.
Les élections législatives ont été annoncées pour décembre prochain. Seriez-vous candidat à ces consultations ?
Je ne sais pas ce qui peut se passer d’ici à décembre. Les conditions d’élections transparentes, équitables et ouvertes à tous seront-elles garanties au moment opportun? Le pouvoir en place est-il prêt à se livrer au jeu démocratique et à une véritable compétition électorale? Autant de préoccupations et d’interrogations qui restent à élucider. En tout état de cause, je demande à nouveau à l’opposition de rester vigilante sur toutes ces questions.
Le nouveau pouvoir marque sa présence par la destruction des maquis anarchiques, et la ``Rue princesse`` de Yopougon en a fait les frais ?
D’abord ce n’est pas la ``Rue princesse`` de Yopougon seulement qui en a fait les frais. Je voudrais que vous rectifiiez cela. Les parcs autos qui sont sur le Boulevard Valery Giscard d’Estaing en ont fait les frais, tous les petits commerces de Cocody, de Gobelet, de la Riviera et de bien d’autres quartiers d’Abidjan en ont fait les frais. Bien plus, des habitations de pauvres citoyens ont été détruits sans sommation. C’est scandaleux ! Il est vrai, toute décision tendant à offrir un cadre de vie sain et propre aux Ivoiriens est salutaire. Seulement, il faut y mettre la manière. Dans ce qui est donné de voir en ce moment à Abidjan, a-t-on prévu un lieu pour relocaliser ces commerces détruits? A-t-on envisagé de les dédommager ? Visiblement, non ! Pour un pays comme la Côte d’Ivoire qui sort à peine d’une grave crise, un pays où la pauvreté a gagné du terrain, le secteur informel doit soutenir le formel; toute chose qui contribue à conserver de petits emplois et à réduire la pauvreté, l’oisiveté et ses corolaires. Un bar détruit entraine la destruction d’emplois directs et indirects. C’est vous dire que ces déguerpissements tout aussi anarchiques organisés par le gouvernement de Ouattara auront des conséquences, par exemple sur les chiffres d’affaires de la société Coquivoire qui fournit des maquis en poulets, de Solibra et de bien d’autres qui fabriquent des boissons. Il y a aussi le fait que les entreprises de téléphonie mobile peuvent prendre un coup à travers leurs démembrements de revendeurs qui gagnent généralement plus aux abords des maquis. On est alors tenté de se demander quel était l’opportunité et l’urgence d’une telle action du gouvernement d’Alassane Ouattara. In fine, le paiement de la main à la main des salaires aux militaires, policiers et gendarmes ainsi que les dernières actions relatives au déguerpissent achèvent de convaincre que M. Ouattara fait perdre de l’argent aux Ivoiriens au lieu de leur en faire gagner. N’étant pas à même de réaliser ses promesses électorales, il tente de poser quelques actions d’éclat pour donner l’impression qu’il travaille. Je souhaite que tous ceux qui ont été déguerpis soient relocalisés et dédommagés, comme cela se fait dans des régimes modernes et démocratiques.
Le footballeur Didier Drogba, originaire de votre région, a été nommé vice-président de la commission Dialogue, Vérité et Réconciliation. Que vous dit ce choix ?
Je sais que Didier aime son pays et il aimerait voir les Ivoiriens qui l’aiment s’unir et être traités de manière équitable, sans référence à l’ethnie à la religion et au parti politique. Seulement les intentions de Didier en acceptant ce poste sont-elles celles de ceux qui ont bien voulu qu’il soit membre de la commission réconciliation? On sait que des mauvais coups sont portés au président de la commission lui-même, le Premier ministre Banny. J’ai donc peur pour Didier Drogba. Je crains qu’on ne lui laisse pas les mains libres pour travailler. Cela dit, je pense que Didier Drogba n’a pas été nommé dans la commission de réconciliation parce qu’il est de ma région. Il a été nommé parce que ceux qui l’ont choisi pensent certainement qu’il peut avoir l’autorité et l’influence nécessaires pour aider à réconcilier les Ivoiriens. Donc il appartient au pouvoir en place de laisser les mains libres à ceux qui ont été nommés dans la commission de réconciliation, au risque de saboter leur travail.
La Côte d’Ivoire a connu, à la veille de la célébration de l`indépendance, deux graves accidents qui ont causé de nombreux morts? A qui et à quoi l’attribuez-vous ?
Je voudrais simplement m’incliner devant la mémoire de toutes les victimes de ces deux graves accidents d’autobus et de car qui ont fait plusieurs morts il y a quelques jours. Pour moi, ce sont des accidents qu’il faut éviter de politiser. Ce n’est pas parce que Ouattara est au pouvoir que nous qui sommes dans l’opposition devons nous réjouir de ce drame. Non! Ceux qui sont morts sont des Ivoiriens qui partaient simplement au travail et qui ne s’intéressent peut-être pas tous à la politique. Je voudrais donc présenter mes condoléances aux différentes familles des disparus et souhaiter un prompt rétablissement à tous ceux qui sont encore à l’hôpital. Je demande à Dieu de faire en sorte de conjurer ce sort, de faire en sorte que la Côte d’Ivoire puisse s’éloigner de ces accidents parce que le pays est en train de gérer une situation post-crise qui a laissé de graves séquelles. Mon grand souhait, c’est qu’un jour, la Côte d’Ivoire sorte des difficultés pour avoir la paix et amorcer le développement. Malheureusement, c’est au moment où la Côte d’Ivoire est déchirée par ces différents drames que M. Ouattara s’offre des vacances en France, pays dont le président, Nicolas Sarkozy, vient lui-même d’écourter ses vacances pour résoudre la crise financière qui secoue son pays. Quel paradoxe ! Il y a également le Premier ministre anglais, David Cameron, qui a dû cesser ses congés suite aux dernières violences qu’a connues son pays l’Angleterre. Mais ce à quoi on assiste en Côte d`Ivoire est plutôt révoltant. Comment M. Ouattara peut-il aussi mépriser les Ivoiriens à ce point, lui qui a décrété trois jours de deuil national et qui s`est rendu dans la foulée au Tchad? En un mot, M. Ouattara voulait juste être président de la Côte d’Ivoire. C`est fait, la vie des Ivoiriens lui importe certainement peu. Sinon, comment comprendre que le gouvernement d’un pays comme la Côte d’Ivoire, un pays qui vit une crise sans précédent, peut aller en vacances au moment où les populations font face aux questions cruciales? Pour tout dire, les tenants du pouvoir donnent l’impression de naviguer à vue.
Réalisée par
TRA BI Charles Lam
09:00 Publié dans DIVERS | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blé goudé, ouattara, drogba, gbagbo, koulibaly
LA MACA DE LA NOUVELLE CI
source: Le blog de Yehni
Bonne nouvelle pour toutes les personnes de mauvais moralité. Une prison trois étoiles est à leur disposition depuis peu. Une MACA (Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan), rénovée, retapée, remise à neuf, avec sans doute des infrastructures nouvelles, high tech et pourquoi pas, soyons fous, de nouveaux geôliers et tortionnaires sortis des meilleurs écoles du monde et triés sur le volet. Coût de l'opération, pas moins de deux milliards! Il n'y a pas à dire, le nouveau gouvernement met l'accent sur la sécurité.
Les heureux élus à cette inauguration, pensionnaires VIP, sont semblent-ils au nombre de 16. Les cuisiniers n'ayant pas beaucoup à faire on espère que le menu sera à la hauteur des rénovation.
Parmi les nouveaux pensionnaires, le journaliste Hermann Aboa qui y est certainement détenu en attendant que la prison de Guatanomo accepte les transferts, tant ses crimes sont grands. Atteinte à la sûreté de l'état, incitation à la révolte,....Chaque jour de nouveaux chef d'accusation sont découverts alors que la condamnation à vie lui pend déjà au nez. Que recherchent donc ses détracteurs? Heureusement que la peine de mort n'est pas en vigueur ici! Les prisonniers ont plutôt tendance à disparaître et à se suicider.
Ce petit journaliste, qui il y a quelques années étaient encore dans les pans chauds et protecteurs du doux manteau de l'anonymat, aurait mieux fait d'y rester.
Les têtes du FPI, en détention à l'intérieur du pays sont attendus incessamment. Plus on est de fous, plus on rit.
lien:
http://yehnidjidji.blogspot.com/
00:51 Publié dans contribution | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : maca, herman aboa, prison, fpi
17 août 2011
HERMAN ABOA: LA PHOTO DE LA HONTE
source: Le Blog de Théophile Kouamouo
Il y a des photos qui en disent plus que mille éditos. Le cliché que nous publions ici, et que nous mettons à notre « Une », fait partie de ces clichés qui décrivent à merveille une situation donnée, et démasquent le langage perfide des « communicants » et des « étouffeurs professionnels », très habiles à justifier l’injustifiable. Comme l’image de Pius Njawé, fondateur du quotidien Le Messager et prisonnier personnel de Paul Biya, le président camerounais, à plusieurs reprises, regardant tristement à travers le grillage de sa prison.
Chaque fois qu’un journaliste est emprisonné, c’est toute la profession qui est déshonorée. La situation d’Hermann Aboa est d’autant plus choquante qu’il est un des quinze prisonniers d’une métropole abidjanaise où tous les voleurs, braqueurs et criminels ont été mis en liberté par ceux-là mêmes qui ont désormais à cœur de mettre des universitaires, des hauts fonctionnaires, des hommes politiques et… des journalistes au secret. Tandis que le pays s’enfonce dans une insécurité générée par nos « libérateurs » autoproclamés.
Il faut bien regarder cette photo d’Hermann Aboa. Il n’est pas abattu,non ! Il esquisse même une sorte de petit sourire qui en dit long sur sa force mentale, lui qui est accusé des crimes les plus infâmants par le premier magistrat de son pays, qui a dû regarder une autre émission que la sienne pour se convaincre qu’il lançait des appels au meurtre contre certaines ethnies précises. Il est libre. Libre derrière les barreaux. Et sa liberté intérieure est un moteur pour nous, qui pouvons encore écrire, publier, nous indigner.
Il faut bien regarder cette photo d’Hermann. Elle fera le tour du monde. Et elle édifiera le monde, sur la nature véritable du régime ivoirien, porté à bout de bras par un Occident qui se dit démocratique.
http://kouamouo.ivoire-blog.com/archive/2011/08/17/la-pho...
19:20 Publié dans contribution | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : herman aboa, prison, journaliste, injustice, arbitraire
16 août 2011
OUATTARA: VIVRE ENSEMBLE OU LE SLOGAN POUR CACHER L'EXCLUSION

Source : Notre voie
Le nouveau chef de l’Etat ivoirien et président du Rdr, Alassane Dramane Ouattara, a porté au grand jour le sens véritable de « Vivre ensemble », le slogan de son parti. La case, symbole de cette formation politique, est tellement exiguë qu’il n’y a plus de places pour y vivre ensemble. Dans l’administration publique, l’armée, les représentations diplomatiques etc., le sentiment qui se dégage est que le critère de nomination se résume en ces termes : nul n’entre dans la case, s’il n’est originaire du Nord. Avec Ouattara, les Ivoiriens vivent l’exclusion la plus achevée. Les nominations sont évocatrices. Elles battent en brèche le discours de cohésion nationale tenue par Alassane Dramane Ouattara.
Le cas le plus gênant est le poste de directeur des affaires administratives et financières (Daaf) de la Présidence de la République. Ce poste qui était tenu sous le président Laurent Gbagbo par Jacques Anouma, une personnalité ayant une proximité avec le Pdci, est désormais aux mains de Ibrahim Ouattara, le frère cadet d’Alassane Dramane Ouattara. La Présidence de la République est devenue une affaire de famille sous Ouattara. Dans cette même institution, le secrétaire général est Amadou Gon, natif du Nord du pays comme le chef de l’Etat. Le secrétaire général du gouvernement est Sansan Kambiré et l’adjoint au commissaire du gouvernement est Steven Ouattara. Le Premier ministre, par ailleurs ministre de la Défense, se nomme Guillaume Soro Kigbafori. Originaire de Ferkessédougou, nord du pays. Sur les 36 ministres du gouvernement Ouattara, 16 portefeuilles sont aux mains de ressortissants du Nord.
Concernant les autres institutions de la République, on note que la Grande Médiature a été confiée à N’Golo Coulibaly, militant du Rdr et président du Conseil général de Korhogo. A la tête de la Cour Suprême, il y a Mamadou Koné (membre de l’ex-rébellion armée) pendant que la Grande Chancellerie est dirigée par l’ex-Secrétaire générale du Rdr, Mme Henriette Dagri Diabaté. Même si Mme Henriette Dagri Diabaté n’est pas originaire du Nord, son défunt époux l’était.
Pour les directions des régies financières et des banques, Alassane Dramane Ouattara a pioché dans la même besace tribale pour désigner ses hommes. Ainsi, pour le poste du gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), il a porté son choix sur l’ancien directeur de cabinet du Premier ministre Guillaume Soro Kigbafori en la personne de Meyliet Tiémoko Koné. Un cadre du Rdr natif de Tafiré. Dans cette même dynamique, Adama Koné a été porté à la tête de la direction générale du Trésor et de la comptabilité publique. Il n’est d’ailleurs pas seul, car l’agent comptable central du Trésor public de Côte d’Ivoire est Kader Coulibaly et le Payeur général du Trésor se nomme Abdoul Kader Cissé.
A la direction générale des Douanes, l’autre régie de l’Etat, le pouvoir a été remis au colonel-major Issa Coulibaly. Au niveau des directions générales des établissements bancaires de l’Etat, des changements ont été aussi opérés suivant les mêmes critères. Ainsi à la tête de la Banque pour le Financement de l’Agriculture (Bfa), c’est Lacina Coulibaly quand la Caisse nationale des Caisses d’Epargne est dirigée par Mamah Diabagaté. Au nombre des promus d’Alassane Dramane Ouattara dans les institutions financières figure Lassana Sylla qui fait office d’inspecteur général des finances.
Les nominations de ce type sont visibles dans l’armée. Le chef d’Etat major (Cema) est Soumaïla Bakayoko sorti fraichement de la rébellion armée et élevé au grade de général de brigade. Le commandant en second de la gendarmerie nationale est le colonel Vako Bamba pendant qu’à la marine, le capitaine de vaisseau Djakaridja Konaté est aux commandes. Le commandant des forces terrestres se nomme le général de brigade, Sékou Touré. Aux postes de directeurs généraux des entreprises d’Etat et pour les conseils d’administration, Alassane Dramane Ouattara a puisé largement dans sa région d’origine. Ainsi le Port autonome d’Abidjan est aux mains de Sié Hien. Le Port de San-Pedro est pour sa part dirigé par Hilaire Marcel Lamizana. Qui, dit-on, serait un Burkinabé d’origine.
La Loterie nationale de Côte d’Ivoire (Lonaci) est revenue à Issiaka Fofana qui cumule encore le poste de directeur des affaires administratives et financières (Daaf) de la Primature. Le Dga de la Lonaci serait, a-t-on appris, un neveu d’Alassane Dramane Ouattara. Il se nomme Coulibaly Dramane. Il a été chef d’agence de la Lonaci à Bouaké et San-Pedro avant d’être remercié pour malversation suite à un audit. C’est ce dernier qui traîne des casseroles qui revient en force au poste de directeur général adjoint de la Lonaci au moment où Alassane Dramane Ouattara parle de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption. Quant au poste de directeur commercial de ladite entreprise, il est tenu par Karim Ouattara venu de MTN.
Comme cette société d’Etat, la direction générale de la Société des transports abidjanais (Sotra) a changé de main sous Ouattara. Le nouveau Dg se nomme Bouaké Méïté. La direction générale de la Société ivoirienne de construction et de gestion immobilière (Sicogi) est confiée à Loukiman Camara. Il en est de même pour l’Agence de gestion financière (Agef) dirigée dorénavant par Lamine Coulibaly. La logique tribale a été respectée à l’Agence nationale pour le développement rural Anader où Sidiki Cissé tient désormais les commandes. Aux directions générales de la Poste de Côte d’Ivoire, de l’Anac et de la Société de gestion du patrimoine immobilier de l’Etat (Sogepie), le nouveau chef de l’Etat ivoirien a poursuivi sa logique. On y trouve respectivement Mamadou Konaté, Silué et Issiaka Bamba. Le responsable du service passeports de la Police nationale se nomme Inza Diomandé. A la direction des parcs et jardins, le nouveau patron est Moyabi Koné. Alassane Dramane Ouattara n’a pas épargné la culture dans ses nominations qui frisent le tribalisme. Comme on le constate au Palais de la Culture où Koné Dodo a pris le pouvoir.
Pour les présidences des conseils d’administration, on trouve le général Abdoulaye Coulibaly au poste de Pca de AERIA. Ousmane Diarra est devenu le nouveau Pca de la compagnie ivoirienne d’électricité.
A travers ces nominations à caractère régional qu’on a du mal à boucler parce qu’elles ne sont pas exhaustives, on s’aperçoit clairement que le slogan « Vivre ensemble » n’est que de la pure diversion.
Quelques ambassadeurs nommés par Ouattara
Tunisie : Idrissa Bayo
Cameroun : Adama Dosso
Libye : Bocoum Thiam
Guinée et Guinée Bissau : Youssouf Diarrassouba
Liberia : Kapeletchi Soro
Burkina Faso : Abdou Touré
Mali : Samuel Ouattara
France : Ally Coulibaly
Iran : Abdoulaye Cissé
Etats-Unis : Daouda Diabaté
Onu : Youssoufou Bamba
Vice consul de Côte d’Ivoire à Washington : Amy Koné
B.K
Benjamin Koré benjaminkore@yahoo.fr
19:52 Publié dans DIVERS | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vivre ensemble, exclusion, nominations, cote d'ivoire
M. BEDIE: QUEL EST VOTRE HERITAGE POUR LA COTE D'IVOIRE?

Source : Telediaspora.net
Je m’interroge encore et encore. Je n’ai point de réponse. Alors je m’adresse à vous. Qui mieux que vous peut nous expliquer ce que vous entendez léguer à la Jeunesse ivoirienne, aux femmes ivoiriennes, à la Jeunesse de votre parti, je veux parler de l’ex-PDCI-RDA, confondu et dissout dans le RHDP de l’Imposteur Dramane OUATTARA. Si je porte mon questionnement devant vous, c’est parce que j’ai passé en revue tous les BEDIE que la Côte d’Ivoire a connus, aucun d’eux ne me semble avoir laissé, même une aiguille à la Côte d’Ivoire. Alors je m’adresse à vous avec insistance : Quel est votre héritage pour la Côte d’Ivoire ?
J’ai entendu parler du BEDIE qui a fait rêver Houphouët Boigny
Celui-là était Ministre de l’Economie. Il semblerait qu’il fût l’un des artisans du "Miracle Ivoirien" des années 70. Avec les Chaînes Pack, Agri Pack, SODE (Société de Développement), etc., ce BEDIE-là a incarné pour un court instant, le rêve ivoirien. De lui, Houphouët ne disait-il pas, qu’il avait "une mémoire électronique" ?
C’est votre propre témoignage, "Dans les Chemins de ma Vie". Houphouët voulait rendre ainsi témoignage à votre perspicacité de l’époque, votre sens des affaires, puis "patatra" : vous avez fêté vos premiers cinq milliards de francs CFA. Cela a mis le Vieux en colère et il vous a débarqué. Mais cet homme sage savait utiliser tout un chacun. Même les plus pourris avaient leur place auprès de lui, ne serait-ce que pour faire le sale boulot. Alors, il vous a donné d’autres chances, d’autres opportunités de renouer avec la confiance.
Lui, avait tracé les sillons de la diplomatie politique, de la diplomatie économique, de la diplomatie sécuritaire. Au plan politique, il n’a rien inventé. Il a juste fait comme le Roi Salomon : tisser des alliances avec les voisins pour éviter que ceux-là servent de base arrière aux déstabilisateurs. Au plan économique, il a donné à César ce dont il avait besoin : l’exclusivité des marchés d’infrastructure à la France sans oublier les stocks de devises étrangères issues de la vente du cacao, dont César avait aussi besoin pour spéculer sur le marché financier et stabiliser son économie. Au plan de la Sécurité, c’était le pacte avec Israël qui lui a mis à disposition l’Agent Dominique devenue Madame Imposteur alias OUATTARA. A celle-là, il faut ajouter les Patrons et Agents du MOSSAD, disséminés à travers des sociétés de travaux publics dont je vous prie de ne pas m’en tenir rigueur si je ne révèle pas les noms.
Il suffisait pour ce BEDIE qui faisait rêver Houphouët d’hériter de ce système, de l’alimenter au sens propre comme au sens figuré, et alors il aurait eu les coudées franches pour mettre au service de la Côte d’Ivoire, son sens déconcertant des affaires.
J’ai vu le BEDIE orgueilleux
Ce BEDIE-là n’a pas hésité à balayer du revers de la main, le système mis en place par Houphouët en croyant qu’il pouvait voler de ses propres et seules ailes. Ah ivresse quand tu nous tiens ! Ivresse du pouvoir, ivresse d’une personnalité qui perd la tête devant des milliards soustraits des caisses de l’Etat sans état d’âme, ivresse tout court d’un homme qui croyait que la fortune donnait un supplément de charisme. Mais "in vino veritas" ; le disent si bien les latins. Parce qu’en effet, "la Vérité se trouve dans le vin".
Ce BEDIE que je ne regrette pas d’avoir connu, voulait cracher du feu comme un dragon. Il voulait inspirer la crainte plus qu’Houphouët, sans pourtant s’offrir un champ de lucidité. C’est ce qu’on appelle faire le petit malin. OUATTARA l’a frappé et il ne s’est pas relevé. Il ne s’est non plus réveillé de l’ivresse.
Une douzaine d’années plus tard, il semble finalement avoir trouvé sa "gloire" dans un certain rôle de parrain malgré lui. Le parrain du Voltaïque. Et il comprit que l’orgueil précède toujours la chute. Parce que sans cet orgueil, il aurait pris le soin d’écouter les Patrons du MOSSAD qui ont pourtant fait mains et pieds en vain pour le rencontrer, pour lui annoncer que OUATTARA voulait le renverser et qu’il y avait des dispositions à prendre. Il aurait aussi écouté un certain Bombet, alors ministre, qui lui avait pourtant révélé que feu le Général GUEI les avait réunis pour leur annoncer que OUATTARA lui avait demandé de prendre le pouvoir mais qu’il n’allait pas laisser le Voltaïque diriger la Côte d’Ivoire, parce qu’il croyait dur comme fer que l’heure était venue pour que les Six Cercles de Man, qui ont aidé Houphouët à vaincre les Progressistes, dirigent enfin la Côte d’Ivoire.
Je n’ai pas compris le BEDIE vindicatif contre Laurent GBAGBO
Ce BEDIE-ci, reprocherait à GBAGBO d’avoir soutenu OUATTARA, de lui avoir mis les bâtons dans les roues, lorsqu’il avait été de 1998 à 1999, sur le point de neutraliser ce Voltaïque à qui il avait offert en son temps, gîtes et couverts aux Etats-Unis et qui contre toute attente, veut lui contester sa légitimité d’héritier. Il reprocherait notamment à GBAGBO d’avoir qualifié le coup d’Etat qui l’a emporté, de "coup d’Etat salutaire".
Il se sait fatigué par l’usure du temps. Il sait que la façon dont il a perdu le pouvoir sans même offrir des signes d’une capacité de résistance comme un vrai Chef Akan, n’a pas plu à certains de ses caciques supporters qui ont vu en lui, la stature d’un petit chef qui ne mérite pas leur confiance. Mais il voulait tenir son agenda de revanchard. Il aurait laissé la place à un autre cadre du PDCI que ce parti aurait peut-être pu revenir au pouvoir.
Mais que non. Il fallait qu’il se mesure à Laurent GBAGBO, à Dramane OUATTARA et batte à la régulière, ces deux hommes qui lui ont mené la vie dure, chacun à sa manière. GBAGBO avec les outils démocratiques. OUATTARA avec les armes. Comme toujours, il a sous-estimé la capacité de nuisance de Dramane OUATTARA. Faux en tout, il lui piqua sous la menace de ses bandits armés, toutes les voix électorales dans les régions du Nord. Puis deux jours après sa débâcle électorale, il vit OUATTARA revenir de Dakar. Avec la caution personnelle de Wade, il avait pu bénéficier d’un appui financier de la Mafia Russe à travers une banque islamique pour un montant de quarante deux milliards de francs CFA.
Cet imposteur qui prospère dans la pègre internationale lui aurait alors remboursé la somme de quatre milliards de francs CFA, que ce BEDIE manipulé et vindicatif prétend avoir dépensée durant la campagne pour les Présidentielles de 2010. En retour, sans même consulter le Bureau politique de son parti, cet autre BEDIE appela à voter le Voltaïque au second Tour du 28 novembre 2011. Ouai ! C’est ça. "Hic !" Et encore "hic !" La vérité était dans le vin.
Je m’interroge sur les agissements du BEDIE devenu le Gourou préparant le suicide collectif
L’homme sait qu’il est fini politiquement. Il sait aussi qu’il tire lentement sa révérence de cette terre qui lui aura tout donné. Donc il n’a plus rien à perdre.
Cependant, il veut s’en aller avec tout. La Côte d’Ivoire paisible qu’il a connue et qui a fait la fierté de ses compatriotes. Il veut que tout soit détruit pendant qu’il tire sa révérence. Un tas de ruine, un peuple martyrisé, des vies brisées, des jeunes sans avenir. Le Voltaïque a sa bénédiction pour faire ce qu’il veut de la Côte d’Ivoire. Parce qu’il est rentré dans ses fonds lorsque OUATTARA lui a remboursé ses impenses lui ayant permis d’entretenir de faux espoirs au PDCI.
Même le parti d’Houphouët Boigny peut aller au diable. Comme cette Côte d’Ivoire qui ne s’est pas mobilisée pour sauver son pouvoir et qui se mobilise pour GBAGBO Laurent. Qu’a-t-il apporté de plus à la Côte d’Ivoire que lui BEDIE n’aurait pas apporté en dizaines de fois. A un peuple ingrat, un héritage d’ingratitude doit être offert. De toutes les façons, l’ingratitude est la chose la mieux partagée de nos jours. Alors "Basta ! Et débrouillez-vous avec mon Voltaïque !"
Ainsi semble se résumer l’héritage que BEDIE entend laisser à la Côte d’Ivoire qui lui aura pourtant tout donné. J’espère que je me trompe. Sinon, je dirai que le Peuple ivoirien qui comprend un peu mieux chaque jour qu’il a été mis à prix, doit prendre, sans délai, son destin en main. A cette fin, la Révolution Permanente lui offre une opportunité unique et historique.
Quant à ce BEDIE en passe de finir en fils irrémédiablement indignes de la Côte d’Ivoire, je voudrais rappeler que le Voltaïque n’a aucun avenir en terre ivoirienne. Et si c’est lui qu’il a trouvé comme héritage pour la Côte d’Ivoire, permettez-moi d’insister auprès de lui : la terre ivoirienne ne fait pas pousser du Voltaïque. Elle ne fait pousser que de l’Ivoirien. Pour le reste, dites-lui de ma part que : Heureusement que tout se paie sur terre !
A très bientôt.
Hassane Magued
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